D’Alembert et les Probabilités

Article de Michel Paty, paru dans Sciences à l'époque de la Révolution française sous la direction de Roshdi Rashed, Recherches historiques, Blanchard, Paris, 1988, p. 203-265.

Pendant près de deux siècles, les mathématiciens et les historiens des sciences eurent honte qu'un grand savant pût autant délirer sur des sujets aussi simples. Les doutes et objections de D'Alembert sur les probabilités défiaient la morale commune à tous les mathématiciens. Comment en effet accepter que la probabilité de tirer pile en deux coups vaille plutôt 2/3 que 3/4? Comment accepter de défier tous les principes d'indépendance, d'équiprobabilité, de rejeter la règle de l'espérance, etc.? Or, depuis une trentaine d'années, notamment grâce à Michel Paty, à Lorraine Daston et à quelques autres, l'image s'est inversée et l'on a tendance à remercier D'Alembert d'avoir mis le doigt sur les points aveugles de la mathématisation du hasard. On s'en rendra compte en lisant l'article suivant de M. Paty publié il y a deux décennies.

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