Qu’y a-t-il de nouveau dans l’oeuvre scientifique de D’Alembert?
Résumé

Article de Pierre Crépel paru dans Du nouveau dans les sciences, sous la direction de Sarah Carvallo et Sophie Roux, numéro spécial de la revue "Recherches sur la philosophie et le langage", n° 24 (Grenoble), 2006, Vrin.

    Cet article vise à évaluer globalement la nouveauté de l’oeuvre du savant. Cette entreprise comporte au moins deux versants : l’un, local, regarde point par point de quels nouveaux concepts, théorèmes, principes, théories, etc., on peut raisonnablement le créditer ; l’autre, global, examine le personnage dans son ensemble, l’unité ou non de sa pensée, son style, ses méthodes. Plus précisément, il s’agit de répondre aux questions :

  • De quelles « nouveautés », découvertes ou inventions, dans les domaines des mathématiques pures ou mixtes, peut-on le créditer sans discussion ?
  • Comment trancher les querelles de priorité dans lesquelles il a été impliqué, quel avis donner sur les découvertes simultanées auxquelles il a participé ?
  • Comment évaluer son implication dans l’aventure collective des sciences de son époque ?
  • Sa « nouveauté » tient-elle à « quelque chose d’autre », à un style à part, à un bouillonnement inclassable ?
  • Et si sa nouveauté est identifiable, possède-t-elle une unité, peut-on caractériser son évolution ?

    Bien entendu, on ne saurait prétendre, surtout avant l'achèvement de l'édition des Oeuvres complètes, apporter des réponses quasi-complètes, mais on peut essayer de faire un point provisoire.

    Après un exposé des jugements portés au cours de l'histoire sur les oeuvres scientfiques de D'Alembert, par lui-même, par ses proches (Bossut, Condorcet, Montucla), par divers auteurs des XIXe et XXe siècles (Cournot, Todhunter, Bertrand, Truesdell) et par les théorèmes, principes, équations, conditions, critères ou paradoxes qui portent son nom, on se livre à de "nouvelles tentatives de visites", à partir du travail collectif en cours d'édition des Oeuvres complètes. On évoque les mathématiques pures, la mécanique, les fluides, l'optique, etc. et on met l'accent sur la rubrique "doutes et objections" dont D'Alembert s'est fait une spécialité à partir des années 1750-1760.

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